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Les armoiries du canton de Bâle-Ville et de la ville de Bâle
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Les armoiries de Bâle portent une représentation stylisée de la crosse des évêques. A la fin du 14e siècle, elles ont trouvé leur forme actuelle avec la crosse, le pommeau et les trois pointes. A cette époque déjà, les armoiries de la ville de Bâle ont adopté la couleur noire, pour les distinguer du rouge de celles de l'évêque de Bâle.
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On ne sait pas pourquoi, parmi les nombreuses villes épiscopales, seul l'évêque de Bâle a utilisé précisément son bâton pastoral comme signe de sa souveraineté. Une supposition prétend qu'il s'agirait d'une relique, à savoir la crosse de saint Germain, fondateur au 7e siècle du couvent de Moutier-Grandval et qui a souffert le martyre.
La crosse de Bâle est apparue vers l'an 1100 en qualité d'insigne de souveraineté sur les monnaies de l'Evêché de Bâle. A la fin du 14e siècle, ces armoiries ont trouvé leur forme actuelle avec la crosse, le pommeau et les trois pointes, comme le montre clairement le sceau du tribunal municipal et épiscopal apposé sur un document de 1384. Il semble plausible de penser que la division en trois pointes peut être attribuée à une stylisation héraldique des pointes qui figuraient au pied des armoiries et à ses deux angles inférieurs. Lorsque la ville acquit en nantissement en 1385 le tribunal municipal, elle adopta simultanément le blason à crosse de Bâle. A cette époque déjà, la crosse de la ville de Bâle était de couleur noire, pour la distinguer de la crosse rouge des évêques de Bâle.
En 1512, le pape Jules II récompensa les Confédérés de l'aide qu'ils lui avaient apportée dans sa guerre pour les villes lombardes (pour lutter contre l'influence française dans le nord de l'Italie). Il enrichit leur bannière de campagne de quartiers carrés ornés de scènes religieuses artistement brodées. Le pape apporta la bonne parole aux Bâlois et il leur accorda le privilège d'arborer à l'avenir dans leurs armoiries une crosse de Bâle de couleur or. A la Réforme cependant, en 1529 déjà, la cité en revint à sa simple crosse de Bâle noire.
Sur les armoiries de la ville, la crosse est orientée au sens héraldique vers la droite, alors que sa position dans le blason n'obéit à aucune règle précise. Au cours de son histoire étendue sur de nombreux siècles, la crosse de Bâle a été représentée de différentes manières et dans les styles artistiques les plus divers.
Depuis la fin du 15e siècle, le support des armoiries représente un animal fabuleux: le basilic. Il affecte la forme d'un coq avec un bec d'aigle, des ailes de dragon et une queue de lézard.
Protection de la crosse de Bâle
En qualité d'armoiries officielles du canton de Bâle-Ville, la crosse de Bâle est protégée et ne peut en particulier pas être utilisée à des fins commerciales.
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